samedi 23 février 2013

A voir au musée des Arts Décoratifs en ce moment

 Design : les frères Campana Barroco Rococo

Présentée dans la galerie de design des années 2000, cette exposition est toute petite, à peine une dizaine de pièces dans une grande salle très originale au sol et au mur tapissé de paillasson.

Ces designers brésiliens osent des associations improbables de matériaux, comme l'osier brut et de fines sculptures feuilletées d'or, le bois et la fourrure... Je me suis renseigné sur leur travail en général et on sent aussi le penchant pour l'utilisation d'objets et matières improbables ou recyclés.

Je regrette que l'exposition des frères Campana soit si réduite car c'est vraiment une belle découverte baroque !
Une pièce en peluche des frères Campana qui ne fait pas partie de l'exposition.

Jusqu'au 24 février 2013

French Touch

Cette exposition présente le mouvement "French Touch" sous tous ces aspects : graphisme, illustration, vidéo, musique et aussi lifestyle. La French Touch, c'est l'influence des DJs français sur la house dans les années 90-2000.
L'exposition associe les DJs et musiciens aux graphistes à travers les affiches d'évènements, les pochettes de cd, les photos de soirées.  Musiques et graphismes étaient intrinsèquement liés dans ce mouvement.
L'ambiance est très soignée, avec dans chaque salle un son et son clip associé et une architecture très brut. Chaque pochette de CD est très bien expliqué, si bien qu'on peut passer plus d'une heure dans l'exposition. Il y a peut de monde, la circulation est très aisée.

Jusqu'au 31 mars

Trompe l'oeil

Cet accrochage est situé dans la galerie d'étude au premier étage du musée des Arts Décoratifs. Je m'attendais, vu le sujet, à un choix de pièces très ludiques, et j'ai été surprise. Il s'agit plutôt d'un voyage dans le temps à travers toutes les techniques de l'imitation du réel plus que du trompe l'oeil : la reproduction d'objets antiques par les orfèvres du XIXe siècle, la subtilisation des matières en céramiques (aussi bien des coquillages que du marbre...), la simulation de la perspective ou des volume sur une toile...

La visite est complétée grâce à des infos accessibles par flashcode (brillante idée).

Jusqu'au 15 novembre 2013








Infos pratiques sur le musée des Arts Décoratifs :
Du mardi au dimanche de 11h à 18h, le jeudi jusqu'à 21h30
Tarif 9,5€ TR 8€ Gratuit pour les -25 ans

vendredi 22 février 2013

Avis sur l'exposition Salvador Dali au Centre Pompidou

L'exposition Dali se termine en apothéose avec un week-end d'ouverture 24h/24 du vendredi 22 mars à 11h au lundi 25 mars à minuit.

Avis sur l'exposition Salvador Dali au Centre Pompidou : est-elle à voir ou non ? A VOIR absolument, profitez de ce dernier mois d'exposition (jusqu'au 25 mars).

Évidemment, il y a encore beaucoup de monde dans les salles de l'exposition Dali, mais rien à voir avec l'affluence record et effrayante des premières semaines : on peut sereinement s'y rendre n'importe quel soir de la semaine sans acheter son billet en avance.

La scénographie de l'exposition est très bien pensée pour accueillir beaucoup de monde à la fois. Il s'agit d'un grand espace avec des plusieurs modules au centre pour créer la circulation au milieu des oeuvres et des thèmes.
Le choix des oeuvres est très large et permet vraiment de découvrir tout Dali, à travers ses différentes périodes et medium, avec ses peintures majeures aussi bien que ses participations publicitaires et performances en vidéo. On regrette simplement le manque d'explications pour accompagner l'exposition, alors que son contenu est plutôt destiné au grand public et adapté aux novices. Néanmoins, le catalogue est un ouvrage de référence sur l'artiste pour 44,90 €.
 



Une salle isolé présente une installation baroque filmée en vidéo et projetée en temps réelle dans laquelle les visiteurs peuvent s'introduire et donc évidemment se voir. Ca ne m'a pas vraiment plu mais c'est bien la preuve de la volonté du Centre Pompidou de faire de l'exposition Dali une découverte exhaustive et ludique de l'artiste.

Quelques clés pour comprendre l'artiste :
  • L'âne, souvent pourri, est très présent et renvoie au fantasme de mort. Les cyprès aussi sont le symbole du repos éternel, mais c'est le cas de nombreux peintres.
  • Les protubérances molles sont souvent soutenues par des béquilles : c'est une façon pour Dali d'imager ses problèmes d'impuissance.
  • La cuillère est une extension du corps humain. Anecdote : Dali s'endormait avec une cuillère dans la main, ainsi quand il sombrait elle tombait et le réveillait, il pouvait alors réutiliser ses rêves frais dans son travail.
  • Les fourmis renvoient au pourrissement et à la mort.

  • Le lion symbolise la puissance en contraste avec l'impuissance de Dali. Et il est souvent représenté de façon inquiétante...
  • La moustache, attribut physique symbole de l'excentricité de Dali.

Infos pratiques sur l'exposition Salvador Dali au Centre Pompidou : 
Jusqu'au 25 mars 2013
Temps de visite : 1h est suffisant, ou beaucoup plus...
Ouvert de 11h à 23h tous les jours sauf le mardi
(Accès dès 9h30 pour les visiteurs munis de billets)
Tarif 13€ (accès aux collections permanentes inclus), TR 10-11€
Le passe annuel est à un tarif très intéressant : 22€ par an pour les - 26 ans

vendredi 11 janvier 2013

Avis sur l'expo Edward Hopper au Grand Palais

Avis sur l'expo Edward Hopper aux Galeries Nationales du Grand Palais : est-elle à voir ou non ? Comment dire... NE VOUS FAITES PAS AVOIR !!!

(C'est mon article coup de gueule, marre d'être prise pour un pigeon)

L'expo Edward Hopper a déjà accueilli 580 000 visiteurs, il y a foule à n'importe quelle heure et les médias sont dithyrambiques à son propos... MAIS POURQUOI ???


Je ne connaissais pas Edward Hopper, donc je ne me permettrai pas de juger son travail. Néanmoins, j'estime avoir vu suffisamment d'expositions et d'artistes pour avoir un avis, et je trouve l'enthousiasme autour de ce peintre excessif.


J'ai quand même apprécié le travail de Hopper et la rétrospective semble complète :

Il a beaucoup peint l'Amérique, la vie et les lieux quotidiens, et on ressent vraiment l'atmosphère et l'ambiance de la scène : peu de personnage, des décors magnifiés qui peuvent être un sujet à part entière. En tant que spectateur on intègre vraiment la peinture.
Edward Hopper a aussi passé beaucoup de temps à Paris et grâce à son traité picturale apporte un nouveau point de vue sur la ville qui vaut aussi d'être découvert.
Ses aquarelles sont vraiment très belles. Elles représentent bien souvent des paysages de petits villages, de littorales, avec un traité très précis, fin, qui en font des oeuvres très vives.
Une aquarelle : Second Story Sunlight

L'exposition montre également beaucoup d'artistes ayant influencé l'oeuvre de Hopper : Degas, Pissaro, Manet...


Les gros points négatifs de l'exposition Edward Hopper sont surtout du fait du Grand Palais.
La scénographie est inadaptée à l'affluence record (et évidemment qu'ils pouvaient le prévoir !) : les toiles sont trop rapprochées (1,50m) et certains salles sont beaucoup trop petites pour permettre une circulation aisée. D'autre part, il y a peu d'explications, aucun dépliant qui permettrai les garder, et les audioguides sont très chers mêmes lorsqu'on les télécharge : 3€ !
L'organisation des Galeries Nationales laisse aussi à désirer avec très peu de personnel dans l'exposition mais aussi tout simplement au vestiaire, avec seulement 3 personnes pour gérer groupes, dépôts et retraits (j'ai attendu plus longtemps pour le vestiaire que dehors (NB : j'ai un laisser-passer)).

Une belle initiative quand même : le Grand Palais a prolongé l'exposition Hopper pour faire face à ce succès pendant un week-end, durant lequel elle sera ouverte 24h/24.

Informations pratiques sur l'exposition Edward Hopper aux Galeries Nationales du Grand Palais : 
  • Jusqu'au 28 janvier :
    Lundi : 10h-20h
    Mardi : fermé
    Mercredi, jeudi, vendredi : 10h-22h
    Samedi, dimanche : 9h-22h 
  • Du 29 au 31 janvier : de 9h à 23h
  • Du 1er février 9h au 3 février 00h
12€, TR 8€. Pensez aussi à la carte Sésame au tarif annuel très intéressant
Audioguide : 5€, 3€ en téléchargement
Durée de visite : 45 - 60 min

jeudi 10 janvier 2013

Avis sur l'exposition Van Cleef & Arpels au musée des Arts Décoratifs

Avis sur l'exposition Van Cleef & Arpels "L'art de la haute joaillerie" au musée des Arts Décoratifs : est-elle à voir ou non ? A VOIR ! C'est une pure merveille.

Dans l'exposition Van Cleef &Arpels, tout est beau. Situé dans la nef des Arts Décoratifs, la scénographie sur fond bleu royal met très bien valeur les magnifiques pièces de cette maison française fondée en 1906, notamment par le jeu de lumières dans les vitrines. Le parcours est fluide et chronologique, et même s'il y a du monde, la circulation dans l'exposition se fait aisément.

Les pièces de la maison Van Cleef & Arpels sont présentées pour chaque décennie. Un long panneau explique les tendances graphiques et leur contexte historique. On en apprend également beaucoup sur les techniques de fabrication grâce aux panneaux, cartels et à une captivante vidéo qui montre tous les métiers intervenant dans la création d'un bijou. On découvre par exemple la technique du Serti Mystérieux, l'origine de la Minaudière, les bijoux transformables, les commandes spéciales des rois et nobles.
Je suis restée 2h dans l'exposition, elle peut être visitée en 45 min mais m'a passionnée.


Leur collier des années 40 récemment réédité

Une minaudière, objet créé par la maison Van Cleef & Arpels

La technique de la dentelle en or

La couronne de l'impératrice d'Iran Farah Pahlav

Informations pratiques sur l'exposition Van CLeef & Arpels au musée des Arts Décoratifs :
Jusqu'au 10 février 2013
Du mardi au dimanche de 11h à 18h
Tarif : 9,5€, TR 8€

Constance Jacquot

dimanche 6 janvier 2013

Avis sur le musée du Bauhaus à Berlin

Avis sur le musée du Bauhaus à Berlin : est-il à voir ou non ? Absolument, qu'on soit fan ou novice.

Le musée du Bauhaus de Berlin a pour vocation de faire découvrir cette école qui a marqué l'histoire du design malgré sa courte existence de 1919 à 1933 ainsi que ses créations. Il est construit de façon très didactique et même ceux qui ne connaissent pas le Bauhaus apprendront à aimer ces artistes complets.

Le fonctionnement et le cursus de l'école Bauhaus sont présentés à travers les thèmes et travaux abordés dans chaque classes. Les techniques sont variées : sculpture, peinture, étude de la couleur, mécanique, fonderie, céramique, design, architecture, maquettage... et témoigne de la polyvalence qui ont permis l'excellence des productions de l'école, de ses élèves et ses enseignants, notamment des plus célèbres : Klee, Kandinsky, Gropius...
Le cycle de production d'un travail est compréhensible dans son ensemble grâce à la présence des dessins d'étude préparatoires aussi bien que des objets finis.

La scénographie est très bien pensées car énormément de pièces sont présentés dans une espace relativement restreint à la circulation organisée par des pans de mur. Chaque étape du cursus de l'école Bauhaus et chaque technique sont abondamment expliquées en allemand et en anglais, tout comme les pièces phares exposées.

Même le bâtiment du musée du Bauhaus est une pièce de collection en lui-même, dessinée par Gropius, avec son long chemin d'accès en serpentin.

Informations pratiques sur le musée du Bauhaus de Berlin : 
Ouvert de 10h à 17h tlj sauf mardi
Tarifs : lundi + week-end = 7€/4€   |   mercredi à vendredi = 6€/3€
Audioguide gratuit en anglais, français, italien, chinois et d'autres langues
Durée de visite : 1h

Constance Jacquot

Avis sur le musée Jean Cocteau à Menton

Avis sur le musée Jean Cocteau à Menton : est-il à voir ou non ? J'ai été déçue, à réserver plutôt aux inconditionnels de son théâtre et de son cinéma.

Le musée Cocteau est composé du Bastion, partie la plus ancienne qui abrite ses peintures et céramiques de l'artiste, autour du thème du couple, avec de nombreuses figues monstrueuses. C'est onirique et très coloré et m'a beaucoup plus, malheureusement peu d'oeuvres sont présentées.
Ce musée a été réalisé par Cocteau lui-même juste avant sa mort, il a notamment réalisé les mosaïque qui orne le bastion.



La partie récente du musée a ouvert en novembre 2011 grâce à la donation d'un collectionneur passionné de Cocteau, Séverin Wunderman. Sur les 1800 pièces données (dont 990 de Cocteau), 200 sont accrochées et tournent, dans un magnifique bâtiment dessiné par l'architecte Rudy Ricciotti. Ce design est pour moi l'attrait principal du musée, aussi étonnant de l'extérieur que de l'intérieur. Dans le décor assez traditionnel de Menton, surtout qu'il est situé en face du vieux marché couvert, il donne un coup de modernité de façon très esthétique. A l'intérieur, on voit le ciel bleu à travers les fissures des vitres dans le marbre.

La collection du musée Cocteau présente beaucoup d'oeuvres autour du cinéma et du théâtre : dessins, photos, extraits de film, dont beaucoup sont consacrées à Sarah Bernhardt et Jean Marais. J'ai été déçue de ne pas voir plus de travaux préparatoire de Cocteau, comme des croquis de décors ou de costumes, ainsi je pense que seront surtout intéressés les passionnés de cinéma.
La visite s'est donc fait rapidement pour moi, en 45 minutes, et j'ai trouvé le prix assez élevé : 6€ ou 3€ en TR. Au moins, c'est un espace d'exposition très calme (même pendant les vacances).

Informations pratique sur le musée Jean Cocteau à Menton : 
Ouvert de 10h à 18h, nocturnes en juillet et août le vendredi jusqu’à 22h

Constance Jacquot

mardi 25 décembre 2012

Avis sur le musée Nissim de Camondo

Avis sur le musée Nissim de Camondo, une demeure du XVIIIe siècle : est-il à voir ou non ?
Qu'on soit passionné par l'art du XVIIIe siècle ou non, ce musée est vraiment à visiter !

Moïse de Camondo est un collectionneur qui a reconstitué une demeure de la grande bourgeoisie du XVIIIe siècle dans un hôtel particulier en bordure du parc Monceau. Toutes les pièces sont fidèles à cette époque et nous font découvrir la vie de cette classe sociale riche et puissante, notamment à travers les pièces liées à la domesticité, à l'apparat et à la réception.




On y découvre les objets quotidiens comme la décoration (les tableaux, les sculptures) et le mobilier dans une architecture et un design préservé, complétés par un jardin à la française donnant sur le parc Monceau.








Pour tout achat de billet, un audioguide est prêté et permet de visiter la maison au fil des pièces et de découvrir chaque objet en détails. Une initiative assez unique et très appréciable, qui fait que la visite du musée Camondo peut vous prendre facilement l'après-midi entier.







Ce musée a été fondé par Moïse de Camondo en l'honneur de son fils Nissim mort au combat, l'ouverture en 1936 à la mort de Moïse s'est fait à la condition sine qua non que la demeure et sa collection reste en l'état. La visite permet une découverte très large de la grande époque du goût à la française, lorsque Paris était le centre européen de l'art.





Infos pratiques sur le musée Nissim de Camondo :
Ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 17h30
7,5€ - TR 5,5€












Constance Jacquot