Affichage des articles dont le libellé est beaubourg. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est beaubourg. Afficher tous les articles

samedi 2 août 2014

Pop, fun et coloré : la rétrospective Martial Raysse au Centre Pompidou

La rétrospective de Martial Raysse organisée dans les galeries du Centre Pompidou est l'expo divertissante de l'été, riche, variée, esthétiquement belle et bien climatisée.

Sa carrière des années 60 à aujourd'hui se découvre à travers 200 œuvres dans un étonnant foisonnement créatif. Martial Raysse a matérialisé son regard sur la société contemporaine par le moyen de peintures, sculptures, installations, films, avec des supports et des techniques détournés individuellement ou combinés entre eux.

Portrait à géométrie convexe - 1964
La toile est convexe car plus épaisse dans 2 angles
Raysse Beach - 1962
Installation "balnéaire" à l'époque où les loisirs ne cessent de croîtrent
Tableau cassé - 1964
Par le titre, Martial Raysse donne plus d'importance au support qu'au sujet
La surface des eaux - 2009
Graphite, aquarelle, papier, bois, miroir
Triangle - 1973-74
Trois morceaux de bois peint dont la sobriété et l'abstraction prennent au dépourvu
Identité, maintenant vous êtes Martial Raysse - 1967
Installation vidéo qui projette en directe ce qui est devant l'oeuvre


A côté des peintures éclatantes et monumentales, la galerie de sculptures farceuses de Martial Raysse

L'entrée est chère (13€ / 10€ en TR) mais cette expo vaut la peine et en met plein les yeux. La visite est calme et l'amplitude des horaires d'ouverture permet d'éviter l'affluence, mais de toutes façons les grandes salles immaculée de Beaubourg se prêtent très bien à la foule.

Martial Raysse est un artiste autodidacte pop art avec une grande influence des nouveaux réalistes. Les couleurs sont franches et vives, il sublime des objets de consommation courante sans valeur tels que des emballages, des néons. Une mouche se glisse de temps à autre sur un tableau, comme pour nous rappeler l'éphémérité et la putréfaction.

Arbre - 1959-60
Assemblage d'emballage et objets divers
America America - 1964
Life is so complex - 1964
L'espace de l'oeuvre est fluctuant pour gêner la perception du spectateur

La France verte - 1963
Avec une mouche collée sur le front


L'exposition s'ouvre sur les toiles les plus connues de Martial Raysse, réécritures d’œuvres de grands maîtres par combination de peinture et de sculpture. Les oeuvres originales sont dénaturées par le style kitsch totalement pop art. J'ai vu dans ce geste la volonté de ramener à nous la culture classique.

Made in Japan - La Grande Odalisque - 1964
d'après Ingres
Suzanna, Suzanna - 1964
d'après Tintoret
Dans la partie supérieure gauche vide de la toile est projetée un petit film du vieillard qui guette Suzanne (mis en scène par raysse, joué par Arman)
Made in Japan - 1963

Re mon cher maître - 2007

Les dernières salles présentent ses peintures monumentales, comme cette scène grandiose où l'action se déroule dans le microscopique comme le macroscopique, enfermée dans une pièce de 9 mLa Folie Antoine (1999).



Pour en parler alors qu'en fait on était à la plage :


  • Je trouve toujours très intéressant d’avoir l'opportunité d'embrasser ainsi toute la carrière d'un artiste, surtout dans le cas de Martial Raysse dont la production a été extrêmement varié et qui est encore vivant et nous surprendra peut-être.
  • Tu devrais y aller, tu reconnaîtras certainement une partie des oeuvres, les thèmes sont faciles à identifier, et en plus, esthétiquement, c'est facile d'accès.
  • Savais-tu que Martial Raysse a aussi fait de la vidéo ? C'est totalement à l'image de ses peintures, kitsch voire psychédélique.

Et une dernière, parce qu'elle est drôle :

Salauds - 1974

Informations pratiques sur l'exposition Martial Raysse au Centre Pompidou :


Jusqu'au 22 septembre
Ouvert de 11h à 21h, le jeudi jusqu'à 23h - Fermeture le mardi
13€ / TR 10€

Durée de visite : 1h30

Constance Jacquot

dimanche 11 mai 2014

L'exposition d'Henri Cartier-Bresson au Centre Pompidou : un siècle d'histoire en photographies

L'exposition d'Henri Cartier-Bresson au Centre Pompidou est sans conteste l'une des expo parisiennes immanquables de l'année.


Henri Cartier-Bresson (1908-2004) est un emblème de la photographie française. Il a traversé le XX° siècle et immortalisé de nombreux évènements marquants, sous un angle non-consensuel et en imposant son regard.

Beaucoup de public est accueilli dans cette expo à Beaubourg, ce qui gêne la visibilité des pièces de petit format à certaines heures. Heureusement, la gestion du flux de visiteurs est intelligente : le temps d'attente est indiqué à l'entrée du Centre Pompidou, la queue est minutée à l'entrée de l'exposition et on peut lire la biographie du photographe sur quelques mètres de mur en patientant. Et surtout, le musée est ouvert jusqu'à 23h, après 19h le week-end et 20h30 en semaine, la visite est très tranquille.

L'exposition est à la fois chronologique et thématique, et transmet la richesse de la vie de Cartier-Bresson et la variété de son travail. De son vivant, il supervisait ses expositions et uniformisait les tirages ; le choix des regroupements dans la scénographie de cette rétrospective casse cette unité. Les salles ne se ressemblent pas, j'ai particulièrement été touché par les photographies surréalistes et abstraites, et par celles des grands événements de l'histoire.

Le surréalisme dans les photographies d'Henri Cartier-Bresson


Henri Cartier-Bresson, Livourne, 1933

L'instant était décisif


Grâce à son ouverture intellectuelle, ses voyages et son attrait pour plusieurs disciplines créatives dès la jeunesse -avant de devenir photographe, il a touché en amateur à la peinture et au dessin-, il fréquente rapidement le milieu artistique dont les surréalistes.

Le surréalisme est subtil dans ces clichés : les corps sont déformés, le sujet du rêveur est récurrent, la déambulation et le jeu sont souvent représentés. Une série prend comme sujet des objets et personnes empaquetés et voilés, en créant le suspense, dans une espèce d'érotisme de l'objet. Il nous sensibilise à l'attitude et au hasard, valorisé comme une "magie circonstancielle", car en photographie le hasard est objectif car il constitue les arrière-plans.

Un autre point de vue sur l'actualité



Le couronnement de George VI le 12 mai 1937

Libération du camps de Dessau en 1945

Dans sa longue carrière, Henri Cartier-Bresson s'est impliqué dans une photographie sociale, visant à dénoncer les plus démunis. Son engagement est même politique : il est actif en 1936 dans l'Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires, a travaillé pour le journal communiste Le Soir pour lequel il a fourni des clichés des premiers congés payés, a immortalisés les camps à la sortie de la seconde guerre mondiale, entre autres.
Ces photographies de presse et des grands événements m'ont semblé les plus intéressants, par exemple celles du couronnement de George VI en Angleterre sur lesquelles il choisit d'immortaliser le public plutôt que l'action elle-même et nous oriente notre regard différemment.


Les phrases pour faire genre-je-l'ai-vu-alors-qu'en-fait-non :


  • "Les tirages sont vraiment petits, va boire un verre chez Georges avant d'y aller, pas avant 21h30, sinon tu ne vois rien."
  • "Il a vraiment immortaliser des morceaux d'histoire qu'on n'apprend pas dans les livres, comme les premiers congés payés, avec des gens sur la plage, c'est passionnant."
  • "Cartier-Bresson tient de l'artistique et du reportage à le fois, quelle polyvalence et quel talent !"

Informations pratiques sur la rétrospective d'Henri Cartier-Bresson au Centre Pompidou :


Jusqu'au 9 juin 2014

Horaires : du mercredi au dimanche de 11h à 23h
Tarif : de 9€ à 13€, les prix des pass annuels commencent à 18€

Durée de visite : 1h15


Constance Jacquot



lundi 10 février 2014

Expo de dessin contemporain : la donation Guerlain au Centre Pompidou

Le Centre Pompidou expose une sélection d’œuvres de la donation de dessins contemporains de la Fondation Guerlain. A travers 200 artistes originaires de 38 pays, l’exposition amène une vision globale sur les possibilités et les variations de cet art.


Le dessin est un art à part entière et a la particularité d’être à l’origine de tout processus créatif, universel et intemporel : c’est le premier geste de chaque artiste, le plus direct du cerveau à la main. Et pourtant, il peine à être considéré comme un art majeur, au même titre que la peinture ou la photographie, auprès des institutions et des collectionneurs.

La Fondation d’entreprise Guerlain a donc pour vocation la reconnaissance du dessin contemporain, notamment à travers le « Prix de dessin Guerlain », qu’elle a créé en 2006. La donation Guerlain au Centre Pompidou compte 1200 œuvres, dont celles des nominés. Leur intégration à la collection du Musée National d’Art Moderne et leur exposition devraient donner plus de valeur à cette technique et susciter de nouvelles vocations de collectionneurs, d’autant que le marché du dessin est parmi les plus accessible financièrement.

L’exposition du Centre Pompidou est située dans la galerie d’art graphique, à l’intérieur même du Musée National d’Art Moderne (donc gratuit pour les – 25 ans). On nous emmène à la découverte de toutes les possibilités offertes par le dessin : styles, traits, outils, supports et sujets sont sont montrés dans tout leur variété.

Claire Morgan – Ophelia (extrait) – 2009 – mine graphite, aquarelle et résidus de canard sur papier

Réalisations à l’encre, coulures, collages et même utilisation de fiente de canard, le dessin contemporain est loin de se restreindre à la mine et regroupe des supports et outils qui nécessitent de rassembler d’autres compétences que le coup de crayon.

Bernard Moninot – Ombres – 1981 – résine acrylique, pigment et noir de fumée fixée sur verre

Le dessin permet un graphisme très précis et détaillé, contre-balancé par la légèreté des décors et fonds. Le sujet est souvent le seul élément de la composition avec une large place laissée au blanc du papier.

Fabien Mérelle – Paul d’Aubervilliers – 2010 – encre sur papier

La collection de dessins contemporains de la Fondation Guerlain contient aussi bien des œuvres aux sujets actuels et lourds que d’autres plus légères et poétiques. La volonté de l’exposition d’approcher de l’exhaustivité se ressent bien dans le choix très international des artistes.

Pavel Pepperstein – Kandinsky tower (extrait) – 2007 – encre et aquarelle sur papier

Rina Banerjee – Wishing waters and grey spells enchanted her funny foe – 2009

Le dessin contemporain joue aussi avec l’abstraction.

Thomas Müller – 2010 – lavis et mine graphite sur papier


On se rend également bien compte au fil des œuvres, regroupées par artistes et par thèmes, que les notions de présentation et de mise en scène s’appliquent aussi au dessin.

Sandra Vasquez de la Horra – 2003-2011


Tous les publics trouveront leur compte dans l’exposition de dessins contemporain de la donation Guerlain :

  • Les amateurs d’art découvriront de nombreux nouveaux artistes et le travail au dessin d’autres qui se fait connaître grâce à d’autres techniques (par exemple Penone, dont on connait les sculptures d’art mais moins les dessins de cerveaux).

Giuseppe Penone – Foglie del Cervello – 1990 – empreintes au carbone et bandes adhésives sous verre

  • Les artistes seront inspirés par la multitude de supports, médiums et thèmes abordés.
    • Les novices s’y retrouveront aussi car, bien que dense, l’exposition est d’une lecture facile : les dessins sont moins chargés que des toiles et permettent un décryptage plus facile et l’exposition guide le visiteur grâce aux regroupements thématiques et par artistes. On regrette cependant qu’il n’y ait pas plus de ressources à disposition : le site et les dépliants disponibles sur places sont bien trop légers.
    Je recommande d’autant plus cette exposition de la Fondation Guerlain que la visite en est très fluide, certainement grâce à son installation dans l’espace de la collection permanente, dont la présentation vient d’ailleurs d’être renouvelée.

    Infos pratiques sur l’exposition de la donation Guerlain au Centre Pompidou :


    Jusqu’au 7 avril 2014

    Durée de visite : 45 min
    De 11h à 22h (fermeture des caisses à 20h), tlj sauf mardi
    Gratuit pour les -25 ans, sinon 13€/10€

    Site de l’exposition

    Constance Jacquot
    Article publié sur Mother Shaker

    samedi 21 septembre 2013

    La rétrospective Roy Lichtenstein au Centre Pompidou

    L'exposition Roy Lichtenstein au Centre Pompidou est à ne pas manquer : vous sortirez des sentiers battus en découvrant l’œuvre de ce peintre très connu du grand public dont les tableaux appartiennent à l'"imagerie collective".

    Aucun excuse pour la rater, le Centre Pompidou est ouvert jusqu'à 23h !

    Roy Lichtenstein est irrémédiablement associé, et à juste titre, à cela :
    M-Maybe de Roy Lichtenstein, 1965
    C'est là que vous vous dites "Mais oui, bien sûr, je connais". La réalité est que vous ne connaissez que la part iconique de sa carrière. L'exposition Roy Lichtenstein est en cela destiné à tous les publics, c'est la sortie culturelle agréable et facile pour tout le monde, qu'on soit amateur d'art ou non. Les pièces sont jolies, au sens esthétique commun, et compréhensibles. L'artiste a beaucoup parlé de son travail et les citations sont nombreuses sur les cartels ; ce procédé rend très vivante l'apprentissage des œuvres.

    Le Centre Pompidou nous offre une rétrospective très bien structurée dans laquelle nous sommes guidées à travers les différentes périodes et thèmes, sans risque de nous perdre.

    Des tableaux iconiques de Roy Lichtenstein


    Oh, Jeff... I love you, too... But... - 1964
    Au début de sa carrière, Lichtenstein peint du figuratif et du naïf, et se tourne vers l’expressionnisme abstrait. Il met rapidement en place le procédé qui le rendra célèbre : il utilise un sujet publicitaire ou tiré d'une BD, agrandit et recadre l'image pour la reproduire avec la texture industrielle et plate du format d'origine. Il assume cette fascination pour les couleurs criardes et les visuels commerciaux, ainsi que l'utilisation d’acrylique, peinture plutôt bas de gamme. Le motif des points est complètement volontaire pour rappeler le grain laissé par l'impression de mauvaise qualité.

    Lichtenstein a appliqué ce processus créatif pour ces célibrissimes tableaux de femmes, tirées de l'imagerie collective de la jeunes femmes glamour et fragile débordante d'émotion vis-à-vis de son homme.


    Aux peintures les moins connues


    L'exposition du Centre Pompidou nous permet de découvrir par exemple la série des brushstrokes, qui représente des coups de pinceau agrandis, devenant ainsi sujet de l’œuvre, comme une hymne à la peinture.
    Brushstrokes - 1965

    Lichtenstein a, après la peinture, représenté l'art comme sujet, avec des réécritures d'oeuvres de Picasso, Mondiran, Matisse... Au-delà de ces séries, on trouve aussi beaucoup de référence à l'histoire de l'art dans ces tableaux, comme les vagues d'Hokusaï qui sont placées dans un paysage.
    Drowning Girl - 1963 (la mer d'Hokusaï, non?)

    Autre découverte intéressante de Lichtenstein : le nu féminin. Il applique son style extrêmement aseptisé pour représenter des femmes aux corps lisses et parfaits mais sans le moindre érotisme.

    Lichtenstein a aussi été sculpteur


    La grande découverte de cette expo sont pour moi les sculptures de Lichtenstein, des volumes ou des représentations 2D comme des peintures découpées, toujours en appliquant son trait, ses points sérigraphiés et ses couleurs ; la transposition est d'ailleurs étonnante.
    Cup and saucer - 1977



    Blonde - 1965
    A chaque exposition, le Centre Pompidou propose un petit album pour 9€, encore une fois bien fait, synthétique et avec de larges visuels et un texte digeste.

    Les phrases pour se la raconter :

    • "2/3 des oeuvres du Centre Pompidou sont inédites par rapport à l'exposition de la Tate"
    • "On apprend à décrypter ce peintre hyperpopulaire qu'on pensait connaître à tort."
    • "Il nous montre la force des images, et c'est une problématique qu'on a pas fini d'aborder" 

    Infos pratiques sur l'exposition Roy Lichtenstein au Centre Pompidou :


    Jusqu'au 4 novembre
    La densité de visiteur est très correcte et la visite donc très agréable, le Centre Pompidou est ouvert jusqu'à 23h tous les soirs sauf le mardi
    Durée de visite : 1h
    13€, TR 10€ / 11€, TR 9€, selon période



    Constance Jacquot



    vendredi 22 février 2013

    Avis sur l'exposition Salvador Dali au Centre Pompidou

    L'exposition Dali se termine en apothéose avec un week-end d'ouverture 24h/24 du vendredi 22 mars à 11h au lundi 25 mars à minuit.

    Avis sur l'exposition Salvador Dali au Centre Pompidou : est-elle à voir ou non ? A VOIR absolument, profitez de ce dernier mois d'exposition (jusqu'au 25 mars).

    Évidemment, il y a encore beaucoup de monde dans les salles de l'exposition Dali, mais rien à voir avec l'affluence record et effrayante des premières semaines : on peut sereinement s'y rendre n'importe quel soir de la semaine sans acheter son billet en avance.

    La scénographie de l'exposition est très bien pensée pour accueillir beaucoup de monde à la fois. Il s'agit d'un grand espace avec des plusieurs modules au centre pour créer la circulation au milieu des oeuvres et des thèmes.
    Le choix des oeuvres est très large et permet vraiment de découvrir tout Dali, à travers ses différentes périodes et medium, avec ses peintures majeures aussi bien que ses participations publicitaires et performances en vidéo. On regrette simplement le manque d'explications pour accompagner l'exposition, alors que son contenu est plutôt destiné au grand public et adapté aux novices. Néanmoins, le catalogue est un ouvrage de référence sur l'artiste pour 44,90 €.
     



    Une salle isolé présente une installation baroque filmée en vidéo et projetée en temps réelle dans laquelle les visiteurs peuvent s'introduire et donc évidemment se voir. Ca ne m'a pas vraiment plu mais c'est bien la preuve de la volonté du Centre Pompidou de faire de l'exposition Dali une découverte exhaustive et ludique de l'artiste.

    Quelques clés pour comprendre l'artiste :
    • L'âne, souvent pourri, est très présent et renvoie au fantasme de mort. Les cyprès aussi sont le symbole du repos éternel, mais c'est le cas de nombreux peintres.
    • Les protubérances molles sont souvent soutenues par des béquilles : c'est une façon pour Dali d'imager ses problèmes d'impuissance.
    • La cuillère est une extension du corps humain. Anecdote : Dali s'endormait avec une cuillère dans la main, ainsi quand il sombrait elle tombait et le réveillait, il pouvait alors réutiliser ses rêves frais dans son travail.
    • Les fourmis renvoient au pourrissement et à la mort.

    • Le lion symbolise la puissance en contraste avec l'impuissance de Dali. Et il est souvent représenté de façon inquiétante...
    • La moustache, attribut physique symbole de l'excentricité de Dali.

    Infos pratiques sur l'exposition Salvador Dali au Centre Pompidou
    Jusqu'au 25 mars 2013
    Temps de visite : 1h est suffisant, ou beaucoup plus...
    Ouvert de 11h à 23h tous les jours sauf le mardi
    (Accès dès 9h30 pour les visiteurs munis de billets)
    Tarif 13€ (accès aux collections permanentes inclus), TR 10-11€
    Le passe annuel est à un tarif très intéressant : 22€ par an pour les - 26 ans

    samedi 10 novembre 2012

    dimanche 4 novembre 2012

    Des Livres d'Art pas chers

    Les livres d'art et catalogues d'expositions représentent un budget important lorsqu'on est amateur d'art. Dépenser une quarantaine d'euros dans un ouvrage est un investissement à réfléchir si l'on n'est pas un professionnel du milieu artistique (ce qui est en l’occurrence exactement mon cas). D'autre part, le style n'est pas toujours facile d'accès et le contenu est souvent exhaustif pour un amateur même éclairé.

    Voici deux éditeurs qui proposent des livres d'art pas chers :

    Taschen, des livres d'art à 10€


    Taschen est un éditeur de livres d'art, de design et de cinéma de renommée mondiale et éditant dans plusieurs langues. Dès sa création dans les années 80, le constat de Taschen est que le marché du livre d'art doit être démocratisé. Aujourd'hui, il propose des ouvrages pour tous les goûts et tous les budgets.

    J'ai dans ma collection 3 livres Taschen. Je les ai acheté dans la boutique de la collection permanente du Centre Pompidou , pour 10€ l'unité, ce qui est un prix imbattable ! Vous pouvez constater sur leur site que de nombreux ouvrages sont disponibles à ce prix.


    Ces ouvrages sont d'excellente qualité, les reproductions sont grandes et nombreuses et le contenu est riche sans verser dans l'excès.

    Autour de mouvement artistiques


    Surréalisme par Cathrin Klingsöhr-Leroy
    Expressionnisme Abstrait par Barbara Hess

    Une vingtaine de pages retrace l'histoire du mouvement et présente ses fondements, caractéristiques et acteurs principaux, le tout en images.
    Et le reste de l'ouvrage est consacré à la présentation d'un oeuvre et de son artiste. Le contexte historique est expliquée et l'oeuvre analysée. C'est très intéressant, le format est parfait : ce ni trop long ni trop court, ni compliqué ni simpliste.
    Les livres font une centaine de pages.
    Le sommaire de Surréalisme

    Autour d'un artiste


    Miro de Walter Erben et Hajo Düchting

    Ce livre autour d'un artiste est plus long, environ 200 pages.  Il retrace la vie de Miro et l'évolution de son travail artistique. Cette mise en contexte permet de comprendre chaque étape et chaque changement. Tout au long de l'ouvrage, la vie de Miro est racontée comme une histoire, le narrateur utilise la première personne comme s'il avait passé tout ce temps avec l'artiste. Ce procédé rend la lecture particulièrement digeste.

    De courts textes interviennent parfois en marge pour décrire (parallèlement à l'"histoire" principale) une période ou un tableau.

    La collections les Mini Larousse, des livres d'art de poche à 3,5€

    J'ai acheté Découvrir les Impressionnistes à la boutique du musée du Luxembourg

    Je trouve que Larousse propose un format génial avec ces Mini Larousse. Il s'agit de petits livres d'art de 10 x 13 cm bien documentés et pratiques, pour seulement 3,5 €.
    Bien documentés car ils couvrent l'ensemble d'un mouvement ou d'un artiste en 90 petites pages, sans manquer de les inclure dans leur contexte historique et de présenter les acteurs, fondements, évènements, etc. C'est-à-dire que rien ne manque.
    Pratiques car du fait de leur format on les emmène partout et on les lit vraiment. J'ai découvert la collections avec Découvrir les Impressionnistes et il m'a beaucoup plu car il ne nécessite pas de connaissances préalables et la densité des informations permet de tout comprendre et de tout retenir.

    Malgré le format, les reproductions ne manquent. Le seul défaut de ces collections est qu'il est parfois difficile de trouver le cartel de l'oeuvre.

    On peut trouver les Mini Larousse dans les boutiques des musées et sur les différents sites e-commerce.

    Les dossiers de presse


    Dernière petite astuce, n'hésitez pas à demander les dossiers de presse dans les expositions. Ils sont gratuits et bien documentés la plupart du temps. Ils sont faciles à trouver dans les "petits" musées comme la Pinacothèque ou le musée du Luxembourg, alors qu'au Centre Pompidou, par exemple, je n'ai jamais réussi.

    Constance Jacquot