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dimanche 7 décembre 2014

La Fondation Vuitton : je suis venue, j'ai vu, et je suis repartie


La Fondation Louis Vuitton a fait du bruit avec son inauguration en grandes pompes qui a sans aucun doute convaincu les invités de la splendeur de l'architecture et de son style incomparable pour accueillir de beaux évènements.

Un exemple d'esthétique au détriment du pratique


De beaux volumes, des terrasses superposées qui permettent d'apprécier l'architecture des voilures du bâtiments et la vue le bois et la skyline de La Défense, de grandes ouverture qui baignent les espaces circulatoires de lumière, des bassins sophistiqués et des matériaux de qualité : tout est réuni pour en faire un lieu de réception d'exception, mais pas un centre d'art qui accueillerait des milliers de visiteurs chaque jour.




La Fondation Louis Vuitton cumulent des désavantages pour l'accueil du public, si bien qu'on se demande si elle a été conçue pour le public ou le privé. Il n'y a pas de signalétique et aucun sens de circulation à travers les espaces et expositions, certainement pour conserver l'esthétique immaculée du lieu mais au détriment évident des visiteurs.

J'ai eu le plaisir -plaisir malgré tout- visiter la Fondation Louis Vuitton un week-end quelques semaines après son ouverture et ai été agréablement surprise par l'attente plutôt courte : 30 minutes d'attente pour acheter un billet et entrer un dimanche après-midi. Ce serait certainement encore plus rapide si l'entrée n'était pas des portes à tourniquet, une idée débile pour un bâtiment recevant tant de visiteurs...

Splendide art contemporain


La programmation est exigeante mais passionnante pour les amateurs d'art contemporain, entre les œuvres conçues sur commande (notamment l'impressionnante réalisation d'Olafur Eliasson) et les expositions.

L'accrochage va tourner durant tout cette année d'inauguration et a commencé avec des noms aussi prestigieux de Gerhard Richter, Pierre Huyghe, Bertrand Lavier et Christian Boltanski, entre autres. Et quel plaisir d'apprécier la série "Stripes" de Gerhard Richter dans une salle immense et immaculée tellement propice à la contemplation artistique.

L'installation d'Olafur Eliassion à la Fondation Louis Vuitton

L'exposition Frank Gehry


La Fondation met à l'honneur son architecture avec une exposition consacré à sa construction, à travers des plans et maquettes. La scénographie est insipide et les pièces présentées plutôt aride. Il en est difficile d'accrocher au sujet. L'exposition que consacre le Centre Pompidou à Frank Gehry est beaucoup plus accessible et riche en retrançant l'ensemble de sa carrière (site de l'exposition).

Informations pratiques sur la Fondation Louis Vuitton


Une application Android / Apple  pour apprendre à regarder le bâtiment et en savoir plus sur les œuvres est téléchargeable gratuitement et vous fera un support de visite très pratique et complet.

Durée de visite : 1h pour voir les expositions plus 1h pour la balade architecturale

Tarif : 14€, moins de 26 ans 10€, chômeurs 5€

Site de la Fondation Louis Vuitton

Constance Jacquot

lundi 10 septembre 2012

Avis sur l'expo "Panorama" sur Gerhard Richter à Beaubourg

Avis sur l'expo "Panorama" Gerhard Richter au Centre Pompidou : est-elle à voir ou ne pas voir ? A voir très certainement.

Parce que "Panorama" est la troisième et dernière étape d'un projet itinérant international (débuté à la Tate Modern de Londres et poursuivi à la Neue National Galerie de Berlin).
Parce que Gerhard Richter est un artiste surprenant par la variété de ses genres et supports qui attirera même ceux qui ne sont pas assidus des musée.
Parce que l'expo est agréable à visiter par sa conception et qu'on est toujours bien accueilli au Centre Pompidou, même tard. 

L'exposition Gerhard Richter montre les différentes facettes de ce peintre surdoué. L'ordre des salles représente l'évolution du travail de Richter et la première ouvre d'emblée sur des oeuvres très fortes, autour du thème "Peindre la photographie". La fidélité de la reproduction est saisissante, même pour ceux qui n'en comprennent pas le sens artistique. On cherche automatiquement à comprendre le procédé et des interrogations se créent sur la possibilité d'une telle fidelité de reproduction. (Les techniques de reproductions de photographies sont expliquées durant l'exposition.) Les oeuvres "peintures photographiques" de l'exposition sont celles qui émerveilleront et attireront le plus le public novice en art.

Les salles présentent ensuite la transitions vers l'abstraction qui a eut lieu dans les années 70, "Libérer l'abstraction". J'ai été extrêmement surprise d'apprendre que Gerhard Richter a bâtit sa renommé et sa côte grâce à l’abstraction et non grâce à l’impressionnante technicité de ses peintures-photographies.
Juin, 1983


La salle centrale crée un nouveau choc puisqu'elle présente des monochrome gris et des tableaux-miroirs ou sculptures-miroirs. La richesse et surtout la variété de l'artiste font de chaque passage d'un espace à un autre de l'exposition de Gerhard Richter un point d'orgue.

Les salles s'enchaînent ensuite selon les thématiques "Dévoiler l'intimité", "Le 18 octobre 1977" (date de la mort d'un groupe de révolutionnaires allemands) et "Continuer à peindre". Dans cette dernière salle de l'exposition, Gerhard Richter pose la question de l'avenir de la peinture face à l'avènement du numérique : "mettez un écran dans un musée, plus personne ne regarde les tableaux". Mais on l'aura bien compris, le métier de Richter, c'est la peinture, et il l'a fait passer avant tout.
Candle, 1982

Betty, 1988

En plus, les espaces de circulation sont bien pensés, j'apprécie quand les salles n'ont qu'une seule entrée et sortie et que le parcours est logique. Même un jour d'affluence (samedi) nous n'avons pas été gênés.

Informations pratiques sur l'exposition de Gerhard Richter, "Panorama", au Centre Pompidou :
Du 6 juin au 24 septembre 2012
Durée moyenne de visite : 45 min
Tarif : 11 €, tarif réduit 9 € (-26 ans). Je rappelle que les passes annuel sont très intéressants : 38 € et 22 € pour les -26 ans
Tous les jours sauf mardi de 11h à 21h (23h le jeudi)

Constance Jacquot