Avis sur le musée Jean Cocteau à Menton : est-il à voir ou non ? J'ai été déçue, à réserver plutôt aux inconditionnels de son théâtre et de son cinéma.
Le musée Cocteau est composé du Bastion, partie la plus ancienne qui abrite ses peintures et céramiques de l'artiste, autour du thème du couple, avec de nombreuses figues monstrueuses. C'est onirique et très coloré et m'a beaucoup plus, malheureusement peu d'oeuvres sont présentées.
Ce musée a été réalisé par Cocteau lui-même juste avant sa mort, il a notamment réalisé les mosaïque qui orne le bastion.
La partie récente du musée a ouvert en novembre 2011 grâce à la donation d'un collectionneur passionné de Cocteau, Séverin Wunderman. Sur les 1800 pièces données (dont 990 de Cocteau), 200 sont accrochées et tournent, dans un magnifique bâtiment dessiné par l'architecte Rudy Ricciotti. Ce design est pour moi l'attrait principal du musée, aussi étonnant de l'extérieur que de l'intérieur. Dans le décor assez traditionnel de Menton, surtout qu'il est situé en face du vieux marché couvert, il donne un coup de modernité de façon très esthétique. A l'intérieur, on voit le ciel bleu à travers les fissures des vitres dans le marbre.
La collection du musée Cocteau présente beaucoup d'oeuvres autour du cinéma et du théâtre : dessins, photos, extraits de film, dont beaucoup sont consacrées à Sarah Bernhardt et Jean Marais. J'ai été déçue de ne pas voir plus de travaux préparatoire de Cocteau, comme des croquis de décors ou de costumes, ainsi je pense que seront surtout intéressés les passionnés de cinéma.
La visite s'est donc fait rapidement pour moi, en 45 minutes, et j'ai trouvé le prix assez élevé : 6€ ou 3€ en TR. Au moins, c'est un espace d'exposition très calme (même pendant les vacances).
Informations pratique sur le musée Jean Cocteau à Menton :
Ouvert de 10h à 18h, nocturnes en juillet et août le vendredi jusqu’à 22h
Constance Jacquot
Affichage des articles dont le libellé est cinéma. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cinéma. Afficher tous les articles
dimanche 6 janvier 2013
jeudi 16 février 2012
Avis sur le film "Sport de filles" de Patricia Mazuy
Avis sur le film "Sport de filles" de Patricia Mazuy (2011) : est-il à voir ou à ne pas voir ?
A ne pas voir au cinéma (sauf avec votre bande de copains et copines cavaliers).
"Sport de filles" présente une facette de l'univers du commerce de chevaux de haut niveau et de la compétition international à travers l'histoire de Gracieuse, cavalière dans une écurie d'obstacle. Alors que le film s'ouvre sur une vente de chevaux de sport, qui met en avant la beauté de l'animal et des scènes d'affection entre la monture et sa cavalière, la rage de cette dernière est très rapidement exaltée (au bout de 3 minutes) lorsque que cette jument qui lui était promis est vendue.
La colère de Gracieuse, contenue ou exprimée, transpire dans chacune des scènes du film. La réalisatrice à chercher à démontrer sa résolution têtue, bornée, au péril de la loi et de la sécurité des chevaux, à montrer sa valeur et à obtenir son cheval personnel dans le but de l'emmener au sommet de l'art équestre, ce qui semble être la clé de son bonheur. Son comportement est irréaliste tant il est extrême, mais n'oublions pas que c'est du cinéma, dont le but est aussi d'exalter les sentiments.
A travers l'histoire, on découvre le monde du commerce des chevaux de dressage, dont les prix se comptent toujours en dizaines de milliers d'euros et peuvent monter jusqu'à des centaines. Au regard de mon expérience, cette représentation est juste, ainsi que les aspects du métier mis en avant : passion pour l'animal, exigence de la perfection et commerce à tout prix. D'un point de vue de la technique équestre, le film est également crédible (mais Gracieuse n'est pas une cavalière surdouée comme le disent tous les synopsis).
Si le film est juste d'un point de vue équestre, les péripéties très rythmées finissent par s'emballer et être confuses dans la dernière partie du film. Les personnages sont tous hystériques, malheureux ou aigris, et se débattent pour s'extirper de leur situation. Le scénario perd en crédibilité, un tel déchaînement de passions ne peut pas avoir lieu dans le domaine de la compétition de haut niveau de dressage. Cette rage est tout l'objet du film, certes, mais le dressage ne tolère pas ces débordements et tout professionnel arrivé à un tel niveau sait ravaler sa colère et garde toujours comme objectif prioritaire le bien-être et la réussite des chevaux.
A mon avis, "Sport de filles" sera apprécié par ceux qui apprécient l'animal sans forcément connaître le sport. Il n'est pas assez pointu pour les férus d'équitation et pas assez fédérateur pour le grand public.
Constance Jacquot
A ne pas voir au cinéma (sauf avec votre bande de copains et copines cavaliers).
La colère de Gracieuse, contenue ou exprimée, transpire dans chacune des scènes du film. La réalisatrice à chercher à démontrer sa résolution têtue, bornée, au péril de la loi et de la sécurité des chevaux, à montrer sa valeur et à obtenir son cheval personnel dans le but de l'emmener au sommet de l'art équestre, ce qui semble être la clé de son bonheur. Son comportement est irréaliste tant il est extrême, mais n'oublions pas que c'est du cinéma, dont le but est aussi d'exalter les sentiments.
A travers l'histoire, on découvre le monde du commerce des chevaux de dressage, dont les prix se comptent toujours en dizaines de milliers d'euros et peuvent monter jusqu'à des centaines. Au regard de mon expérience, cette représentation est juste, ainsi que les aspects du métier mis en avant : passion pour l'animal, exigence de la perfection et commerce à tout prix. D'un point de vue de la technique équestre, le film est également crédible (mais Gracieuse n'est pas une cavalière surdouée comme le disent tous les synopsis).
Si le film est juste d'un point de vue équestre, les péripéties très rythmées finissent par s'emballer et être confuses dans la dernière partie du film. Les personnages sont tous hystériques, malheureux ou aigris, et se débattent pour s'extirper de leur situation. Le scénario perd en crédibilité, un tel déchaînement de passions ne peut pas avoir lieu dans le domaine de la compétition de haut niveau de dressage. Cette rage est tout l'objet du film, certes, mais le dressage ne tolère pas ces débordements et tout professionnel arrivé à un tel niveau sait ravaler sa colère et garde toujours comme objectif prioritaire le bien-être et la réussite des chevaux.
A mon avis, "Sport de filles" sera apprécié par ceux qui apprécient l'animal sans forcément connaître le sport. Il n'est pas assez pointu pour les férus d'équitation et pas assez fédérateur pour le grand public.
Constance Jacquot
Inscription à :
Articles (Atom)





